Alain Duhamel ou le ministère de la connerie humaine

L’enseignant-cumulard médiatique Duhamel a commis dans le journal Libération du jeudi 15 octobre 2009, une tribune infâme visant à protéger Frédéric Mitterrand en mettant en cause violemment Marine Le Pen.
Ce texte dégoulinant de haine mérite d’être cité largement pour bien s’imprégner de la violence qu’il contient :
- coup d’éclat médiatique aussi répugnant qu’efficace, aussi fétide que spectaculaire
- La vice-présidente du parti d’extrême-droite vient ainsi de prendre la succession de son père dans la fonction qu’il occupait depuis des décennies : le ministère de la haine.
- … En revanche, elle a l’aplomb, la violence, l’agressivité…
- Elle démontre ainsi un instinct de chasseur, avec le goût du sang et le plaisir de blesser ou d’abattre.
- En accusant Frédéric Mitterrand avec une fureur hystérique, en n’hésitant pas une seconde à déformer ses propos, à caricaturer ses écrits, à lui attribuer pour mieux l’atteindre des mots qu’il n’avait pas employés…
- …elle éclatait de haine, d’exécration, comme la figure d’une vengeance guerrière.
- On sentait bien que derrière la dénonciation de la pédophilie et du tourisme sexuel, c’était l’homosexualité qu’elle pourchassait.
- L’extrême-droite abhorre toutes les minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques, religieuses ou culturelles.
- Marine Le Pen agressant et diffamant Frédéric Mitterrand, c’était une furie vengeresse laissant échapper un torrent d’imprécations digne des prêcheurs fondamentalistes venus de la nuit des temps.
Et Alain Duhamel de conclure « en abaissant le débat, on s’abaisse soi-même ». Et oh combien a-t-il raison ! Son texte est tellement violent, tellement ignoble, tellement simpliste, tellement caricatural, qu’il laisse le lecteur pantois et interrogateur sur les raisons qui poussent monsieur Duhamel à déverser un tel fiel sur une responsable politique.
J’espère que ce n’est pas de la misogynie. Peut-être sous les coups de l’émotion…
Que ce professeur de Science-Po, grand commis de la caste médiatico-politique, arrive à nier l’évidence pour sauver le soldat Mitterrand, a quelque chose de particulièrement indécent.
Qu’est-ce qui peut justifier cet écrit minable ? Cette vilénie ? Se sent-il blessé ou personnellement attaqué pour écrire avec une telle fureur ?
Car enfin, de quoi s’agit-il ? Il s’agit de la dénonciation par une parlementaire de la république, une responsable politique et une mère de famille, d’écrits lamentables qui, à la lumière de l’affaire Polanski et de l’exercice de la fonction ministérielle, deviennent abominables.
- Où était le moraliste Duhamel lorsque la meute assoiffée de sang, de plaisir de blesser et d’abattre s’est attaquée à la vie privée du Président du Front National lors de son divorce y compris en exploitant éhontément la détresse d’une mère de famille ?
- Où était le républicain Duhamel lors du lynchage médiatique de l’affaire de Carpentras où les militants du FN étaient montrés du doigt dans la rue, dans leur travail et jusque dans leur famille pour un acte qu’il n’avait ni encouragé, ni même imaginé ?
- Où était le démocrate Duhamel entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002 où toutes les règles républicaines ont été foulées aux pieds par celles et ceux qui auraient dû défendre, au-dessus de leurs intérêts, les choix du peuple souverain ?
Comble de malchance pour monsieur Duhamel, un patron de presse, spécialiste de la langue française, a été tellement troublé par les écrits de Mitterrand qu’il demande de plus amples éclaircissements parce qu’il n’a pas été convaincu par le ministre de Sarkozy et qu’il trouve les propos pour le moins ambigus. Dans le même temps l’hebdo Le Point rend public une autre polémique à propos de la participation de Frédéric Mitterrand à un court-métrage intitulé « Mon copain Rachid » (de Philippe Barassat-1997) qui relève de la pornographie infantile.
A la découverte du dossier de L’Express, et notamment après la lecture de l’article intitulé « L’écrivain Frédéric Mitterrand au pied de la lettre », on ne peut qu’être perplexe sur les écrits du donneur de leçon Duhamel, qui n’a jamais fait preuve il faut bien le dire d’une grande clairvoyance. N’est-il pas celui qui pendant 20 ans a prédit la disparition du FN et qui en 2006 lors de la sortie de son livre « Les Prétendants », a été copieusement raillé parce qu’il avait oublié de citer Ségolène Royal, qui sera pourtant désignée candidate du Parti socialiste quelques mois plus tard !
Le dossier de L’Express vient clouer le bec aux accusations de monsieur Duhamel concernant l’amalgame entre pédophilie et homosexualité :
Mais l’ambiguïté du livre tient en grande partie au vocabulaire choisi par Frédéric Mitterrand. Lorsqu’il évoque ses partenaires sexuels, l’auteur ne parle que très rarement d’« hommes » ou, pour reprendre un vocable largement utilisé dans les milieux gays, de « mecs ». De Paris à Bangkok (où, dit-il, il vient solder « trente ans de mauvaise baise »), il n’est question que de « garage à garçons », de « gosses » (mot qui, pour compliquer le tout, lui sert aussi à désigner des enfants qui jouent au foot dans la rue), de « boys », de « jeune mâle », de « minets », de « gigolos », de « petits jeunes aussi nets que s’ils sortaient de leur douche », dégageant une « séduction juvénile »….A Djakarta, le bordel où il finit par échouer lui fait penser à un « club de quartier pour jeunes travailleurs bichonnés par un couple d’animateurs socioculturels au grand coeur ». D’autres ont des « fous rires d’enfants sortis du bagne ». Bref, un lexique qui évoque pour le moins une certaine jeunesse.
N’y a-t-il pas là les indices d’une certaine forme de chasse monsieur Duhamel ? Que vous faut-il de plus ?
La vérité c’est qu’Alain Duhamel, cumulard zélé des agapes de cette république, est un spécialiste de la « lèche » ! Il fait partie de la caste, de l’élite, de celle des faux savants, de celle qui déjà à la révolution française pensait pour le peuple et agissait en son nom pour sauvegarder les places et les prébendes d’une classe. Mais toujours contre les intérêts du peuple.
Dur avec les faibles et faible avec les puissants ! Telle est leur devise.
Car ces gens-là se méfient du peuple, de ce que monsieur Duhamel appelle les embrasements de l’opinion, le populisme. Les mêmes qui se soucient beaucoup plus des criminels et de leurs conditions de vie et de réinsertion que des victimes et de leurs familles…
Il n’échappera à personne que cet oligarque mondain est beaucoup plus vif et offensif pour défendre les mœurs insanes et dégueulasses d’un ministre en exercice que pour défendre les principes élémentaires de la démocratie que sont le pluralisme politique et le respect du suffrage universel.
Cette élite là, le peuple l’exècre car elle incarne le ministère de la connerie humaine. D’ailleurs comme le disait Audiard, « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ».
Monsieur Duhamel a osé !
Posted: octobre 17th, 2009 under Articles, Général.
Comments: 1
Commentaires
Comment de
Alain Pichot
Heure :
octobre 24, 2009 ,
10:42
Comme le dit cet ancien « bon » observateur de la vie politique Française, actuellement en perte de vitesse, ou de repères moraux, les ecrits jugent leurs auteurs.
citation :
Et Alain Duhamel de conclure » en abaissant le débat, on s’abaisse soi-même »
Peut être prend- t- il donc conscience de sa chute ?
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