PRESENTATION DE LA CANDIDATURE DE BRUNO GOLLNISCH & DE SES COLISTIERS A LA REGION RHONE-ALPES

Je présente aujourd’hui ma candidature dans la ville de Lyon, ville sous contrôle socialiste, capitale d’une région dominée par les socialistes, et dont les transports en commun sous présidence socialiste sont encore une fois paralysés, dans des conditions ou le ridicule le dispute à l’odieux et au mépris des citoyens.
Je le fais depuis ce site du Confluent de la Saône et du Rhône ; lieu symbolique à bien des égards, mais symbolique aussi et surtout aujourd’hui de la gabegie de la gestion socialiste, et de l’utilité de la présence du Front National.
1. Gabegie de la gestion socialiste
-Symbole de l’inflation du personnel administratif : le site est prévu pour 1 400 postes de travail, alors qu’il y avait 950 permanents à la Région en 2005, 1 350 au 01/01/2009, 1 362 agents au 15/05/2009, selon le responsable du suivi du chantier, M. Gilbert Viannès. De 950 à 1400, c’est donc une inflation de 50% sur la mandature. Mais gageons qu’à ces allures, le siège sera saturé dès son inauguration. A telle enseigne que certaines structures actuellement hébergées par la Région devront trouver leurs propres locaux dans de nouveau sites ; c’est déjà le cas pour l’entreprise d’économie mixte ERAI et pour le Comité Régional du Tourisme. Or le principal argument en faveur du déménagement était le regroupement de tout le monde sur un site unique, pour éviter des coûts de location et de transport entre les sites. Argument fallacieux, promesses non tenues.
-Symbole des dérives financières : en novembre 2004, M. JF Debat indiquait un coût global de 70-75 M€ maximum ; en octobre 2007 : ajout de 1,5M€ parce que l’autorisation, demandée tardivement, de poser des tirants sous le cours Charlemagne pour la stabilité du bâtiment, était refusée, obligeant à des travaux de consolidation supplémentaires.
Il a fallu, en outre, ajouter également 648 000€ pour des travaux préalables. De dérive en dérive, on passé à 96 M€ HT auxquels il faudra ajouter les charges foncières (11,4 M€ HT) ; le coût du bâtiment seul correspond à 7 lycées. Le coût de la sécurité du nouveau siège est d’ores et déjà estimé supérieur à ce que coûte, sur 10 ha et 5 sites, la sécurité actuelle
Comme le dit si joliment François Jacquart (PC) :
« Bien sûr, l’enveloppe financière annoncée n’est pas définitive et méritera d’être affinée. »
Un « affinement » qui coûte cher au contribuable !
Car ça continue : en septembre 2008 : ajout de 4M€ lors de la DM1. ainsi justifiés par M. Safar :
« nous n’avons plus à écouter et à entendre le discours de certains qui (…)veulent en faire leur cheval de bataille. Après tout, laissons les en faire un cheval de bataille, avec les mauvais chiffres qu’ils annoncent. Cela ne correspond qu’à 0,5 % de la dépense d’investissement globale de notre Exécutif depuis le début du mandat.
En janvier 2009, on a encore voté 1,5M€ pour des études d’architecte pour améliorer les conditions de travail des agents au futur siège, dépense non prévue au chiffrage initial. Déclaration de Th. Braillard à cette occasion :
« Nous vous avons dit, en avril 2005, que le coût de construction serait de 96 millions d’€uros. En décembre 2008, le coût de construction est de 123 millions d’€uros »
70 M€, puis 96, puis 123… Qu’en sera-t-il au final ?
Dans le même temps, la gauche avance depuis 2004 une estimation (20M€ à l’origine, 30M€ en 2008) pour la revente du site de Charbonnières, alors même que :
-Aucun repreneur ne s’est manifesté
-Il est quasiment certain qu’il faudra procéder à une vente à la découpe (critiquée par ailleurs par la gauche), à plusieurs repreneurs
-L’estimation a été faite pratiquement au moment du pic du prix de l’immobilier ; il est donc fort probable, surtout dans le contexte de crise aggravée et durable qui s’annonce, que la vente de Charbonnières rapportera beaucoup moins qu’avancé.
-Symbole de choix stratégiques désastreux. Le rapport de la commission Saint-Pierre (radical de gauche, précédente mandature) : l’avait cependant prévu :
« Il est apparu qu’une organisation multisites ne constitue pas un handicap. Par contre, une trop forte concentration entraîne des problèmes de gestion. Regrouper tous les services sur un site unique n’est pas pertinent lorsqu’on dépasse le millier de personnes. (…) Vendre le site de Charbonnières représenterait une opération délicate. Ce dernier offre de nombreuses possibilités en termes de surface et d’agencement »
Même chose alors que l’on se targue d’écologisme et d’économie d’énergie : Le Conseil Economique & Social de la Région a ainsi déclaré :
« Regretter un manque d’audace environnementale et énergétique. Le projet ne retient pas la demande de l’Assemblée socioprofessionnelle de recourir à une formule de base à très basse consommation d’énergie et un système de chauffage à la fois innovant, performant et confortable pour l’usager, respectueux de l’environnement et gagnant sur la durée. »
Il semble aussi que les accès soient sous-dimensionnés pour les armoires informatiques destinées à accueillir les serveurs.
Le site de Confluence : le plus mauvais choix.
L’implantation aurait pu être envisageable si le périphérique de Lyon était bouclé, et que le contournement autoroutier était en service. Or ces deux projets sont bloqués par les Verts et la gauche en général.
Le projet d’implantation à Saint-Exupéry n’a jamais été sérieusement examiné. Th Braillard a reconnu la chose suivante lors de la discussion de la DM1 en septembre 2008 :
« Lorsque M. Safar présidait le comité qui avait été mis en place, le comité du site, la question de Saint-Exupéry a été posée par un seul Groupe, le Groupe Front National, et à cette époque, deux élus de l’UMP, MM. Genest et Guilloteau, ont voté contre. »
L’implantation d’une administration en centre-ville n’est évidemment pas le moyen de dynamiser un quartier en rénovation. Nous ne voulons pas de centre-villes dortoirs, monopolisés par des administrations ou des grandes surfaces commerciales. Nous voulons des quartiers vivants.
Sous la présidence de Mme Comparini, la salle des délibérations actuelle avait été rénovée, pour un coût élevé (6,5M€ selon Denis Chambe en décembre 2007, soit 43000€ par élu) ; des études avaient déjà été financées pour la construction de nouveaux locaux sur le site de Charbonnières. Tout cela a été dépensé en pure perte !
2. Utilité de la présence du Front National.
4 sites avaient été envisagés : La Buire, le Confluent, le Carré de la Soie et Saint-Exupéry
Certes, l’UMP a finalement voté contre le projet du confluent. Mais c’est seulement sous la pression du Front National. Elle en eût été autrement le complice, comme le lui a dit d’ailleurs M. Thierry Braillard :
« Mon 3ème point est par rapport aux exposés de l’UMP, de MM. Genest et Hamelin (UMP). J’avoue que j’ai été un peu déconcerté parce que durant tout le suivi du travail de la commission du site, vous aviez une position plutôt favorable.
Et par ailleurs, toujours à l’adresse de l’UMP :
« nous avons demandé aux différents groupes quelles étaient leurs positions. Un seul groupe a émis un avis contraire à celui du Confluent : le groupe du Front National. (…)
Quelle a été à l’époque la position du groupe UMP ? Il n’y en a pas eu ! A ce moment-là, seul le Front National a continué à défendre l’idée de Saint-Exupéry. (…)
Votre seule opposition porte sur le site qui a été choisi. Monsieur Hamelin, il fallait le dire au moment où Monsieur Petit s’exprimait à cette Commission du Site ! A cette époque-là, vous étiez coi ! Vous ne saviez pas quoi dire ! Vous n’avez fait aucune proposition concrète ! Il est bien, deux ans après, d’aller sur le terrain du Front National »
Lors de l’Assemblée Pénière du 7/4/2005, Hugues Petit (FN) pouvait donc déclarer :
« Une partie de mon travail a été faite par mes collègues de l’UMP et de l’UDF puisque, comme vient de le démontrer l’orateur Vert, ils ont rejoint la position que nous avions exprimée dès la première réunion de la commission du site. Ils sont venus sur la position qui était la nôtre, à savoir: l’opposition à ce déplacement du site. »
et plus loin, lors des amendements, cette fois-ci à l’adresse du Président socialiste Jean-Jack Queyranne : « Vous nous avez dit qu’il vous paraissait normal d’être jugé sur vos réalisations et vous souhaitiez que le nouvel hôtel soit construit pendant votre mandat. On ne peut qu’être d’accord avec vous. Je ne suis pas convaincu que cela vous apportera des voix, mais il est normal que vous soyez jugé sur ce que vous aurez fait. »
C’est à ce jugement –juste donc sévère- que j’appelle nos concitoyens.
Posted: septembre 26th, 2009 under Communiqués, Général.
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