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Nos questions au Maire de Cluses

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L’ordre du jour du Conseil municipal étant fixé et verrouillé par la Municipalité (le Maire et ses adjoints), le seul moyen d’aborder des problèmes communaux hors de cet ordre du jour est de poser des « questions orales par écrit »

Curieuse définition, « orale par écrit », mais c’est ce que prévoit le règlement intérieur de l’assemblée municipale. Ce dernier précise de plus que ces questions doivent être déposées au plus tard la veille, mais surtout qu’elles n’ouvrent droit à aucun débat.

Autrement dit, le Maire répond à la question, plus ou moins bien, plus ou moins brièvement, et aucun commentaire ne peut être fait.

C’est sans doute ce que l’on appelle « l’expression de la démocratie ».

Nous allons donc vous faire profiter des 4 questions que nous allons posées au Maire lors du Conseil municipal de ce jour, mardi 15 septembre 2009.

QUESTION ORALE N°1

Exposé des motifs :

Le 28 juillet dernier, alors qu’il était en civil, accompagnant sa mère pour faire des courses, un agent de la Police Municipale, le Brigadier Régis LANGE, a fait preuve d’un héroïsme hors du commun en désarmant un braqueur venu dépouiller la caisse de « la Halle aux Chaussures » de Cluses.

Près de 50 personnes ont été témoins de cet exceptionnel acte de bravoure, et le Dauphiné Libéré a consacré une demi-page à cet événement d’une grande rareté.

On se souvient que l’année précédente, en mai 2008, ce même Brigadier avait montré son courage et son sang-froid en réanimant un homme tombé à terre vers le collège Anthonioz De Gaulle, lui sauvant ainsi la vie.

Question :

Comment se fait-il que la Municipalité n’ait pas appuyé la demande faite par les Syndicats de Police de la Médaille du Secours et du Dévouement pour le Brigadier Régis LANGE, et qu’aucune réception officielle n’ait été organisée dans les salons de la Mairie en l’honneur de ce héros local ?

QUESTION ORALE N°2

Exposé des motifs :

La Municipalité s’est totalement engagée dans le « Développement Durable » validant en juin dernier le lancement de la démarche « Agenda 21 » et son financement d’une part, et d’autre part la campagne « Territoires de Commerce Équitable ».

Pour accompagner le festival Musiques en Stock de juillet dernier, la commune a acheté, via son Office du Tourisme, des ponchos et des cendriers au logo du festival, gadgets destinés à la revente pour abonder les recettes de l’animation.

Question :

Serait-il possible de connaître les pays ayant fabriqué ces gadgets, et d’avoir les factures des fournisseurs ?

QUESTION ORALE N°3

Exposé des motifs :

Le festival « Musiques en Stock » de juillet dernier, a été selon les organisateurs un réel succès, et c’est tant mieux pour la Ville de Cluses qui apporte près de 200 000 euros pour son organisation, plus les frais induits comme l’intervention des Services Techniques, ce qui n’est pas mince.

Il faut rappeler que 200 000 euros est, à, peu de chose près, ce que demande l’organisation du Tour de France pour faire une étape dans une ville comme Cluses.

Le double objectif de la Ville semble donc atteint :
1.    Offrir aux Clusiens une animation gratuite d’envergure nationale.
2.    Profiter de retombées médiatiques importantes pour la commune.

Question :

Afin d’évaluer ces retombées médiatiques nationales, voire internationales, serait-il possible d’avoir une présentation de la revue de presse que n’ont certainement pas manqué de faire les organisateurs ?

QUESTION ORALE N°4

Exposé des motifs :

Fin août, les clusiens ont pu constater que les passages protégés pour piétons ont été matérialisés au sol à la peinture blanche dans la Grande Rue et les rues perpendiculaires, et ce malgré l’existence de zones préexistantes pavées ou signalées par des portiques.

À l’époque ce choix architectural justifié par le principe dit de « cour urbaine » avait coûté fort cher à la commune.

Questions :

Qu’est-ce qui a justifié ce revirement, et, par conséquent, cette dépense supplémentaire ?

Qu’en est-il de l’esthétique de la Grande Rue, désormais modifiée ?

Commentaires

Comment de JB
Heure : septembre 16, 2009 , 2:17

Le tour de France demande 80 000 euros pour une étape et non 200 000 ce qui est, comme vous le soulignez, beaucoup moins cher. M. Léger est donc un peu « lourd » dans les dépenses avec l’argent du contribuable.

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