Européennes 2009 : Villiers tourne le dos au souverainisme pour être sarkompatible

Philippe de Villiers : un vicomte sarkompatible
Après une longue période de sommeil politique, destinée à se faire pas trop mal voir de la majorité présidentielle, le vicomte vendéen Philippe de Villiers entend bien revenir sur le devant de la scène médiatique. Voilà qu’il pense déjà aux Européennes de 2009 !
Pour cette nouvelle campagne, Villiers a trouvé une stratégie nouvelle : il entend se défaire de son étiquette de souverainiste et d’anti-européen. Fini les critiques du système européiste, fini les attaques contre l’Europe de Maastricht, le Villiers nouveau sera euro-bien pensant ! Le vicomte vendéen ne traitera donc pas des sujets qui fâchent !
Du reste, il copine maintenant avec le chef de file irlandais du non, Declan Ganley. Un richissime homme d’affaires qui entretient d’excellents rapports avec le lobby militaro-industriel américain, certains réseaux atlantistes et des think tanks proches d’individus comme Daniel Pipes, qui est un chaud partisan du libre échangisme total et que l’on dit favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE. Le vicomte vendéen pourrait même reprendre le nom du parti de l’Irlandais, Libertas, pour sa campagne européenne.
A l’en croire, être taxé de « flotteur droit de la majorité » arrangerait presque notre opportuniste en bas de soie, espérant recueillir les voix des électeurs de droite hostiles à une certaine Europe (surtout à l’heure de la crise financière mondiale) mais fidèles à la majorité de Nicolas Sarkozy. Villiers entend bien être sarkompatible.
Quant à savoir ce qu’il adviendra de la bande de truffes venue du mouvement national pour le rejoindre très opportunément dans son aventurisme de la présidentielle (souvent par anti-lepénisme imbécile), le vicomte ne s’en préoccupe guère. Déjà, lors de la dernière UdT du MPF à Paris en septembre dernier, ceux qui étaient un peu trop classés comme « nationaux », ont été promptement et efficacement mis de côté.
Mais Villiers va se trouver confronté à la concurrence d’un autre souverainiste, Nicolas Dupont-Aignan, député et maire (non inscrit) d’Yerres (Essonne) et de son mouvement Debout la République, qui se transformera en parti le 23 novembre. Un Dupont-Aignan aux dents qui raillent de plus en plus le parquet et qui est prêt à tout tenter, dans ce combat de lilliputiens de la politique politicienne, pour mettre à genoux son adversaire. Ce duel de bac à sable risque d’être rude… très rude !
Source : www.nationspresse.info
Posted: octobre 29th, 2008 under Articles, Général.
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