Mayotte, un mois et demi après…

Le quotidien gratuit 20 Minutes a consacré lundi un article revenant sur les ratonnades anti-blancs auxquelles se sont livrés il y a un mois et demi des immigrés clandestins anjouanais sur l’île de Mayotte, lorsque « le 27 mars au matin, des centaines de Comoriens vivant clandestinement sur l’île française de Mayotte sont sortis de leurs bidonvilles, coupe-coupe à la main, et s’en sont pris aux Français ». « Le pire a été évité, une vingtaine de personnes seulement ont été blessées.
Mais aujourd’hui, les 130.000 Français de Mayotte, « métros » et Mahorais réunis, sont encore profondément traumatisés par cette « chasse aux Blancs », la première dans l’histoire de cette collectivité territoriale française (…). Surtout, ils craignent que les 50.000 étrangers de l’île – selon certaines sources, ils seraient le double – s’en prennent de nouveau à eux ». « L’ambiance (entre communautés) était froide, elle est désormais glaciale », témoigne Jean-Michel Laurence, chef du service des Renseignements généraux. « La pression migratoire est telle que les tensions sont inévitables. Chaque jour, entre deux cents et trois cents Comoriens débarquent clandestinement sur les plages de l’île, où le PIB par habitant est environ neuf fois supérieur ». Ce qui explique notamment que Mayotte accueille la plus grande maternité française, les immigrées venant y accoucher en grand nombre pour mettre au monde des « Français de papier » par les vertus du droit du sol…
Mêmes causes, mêmes effets ?
« Les Mahorais voient des bidonvilles se créer sous leurs fenêtres et sur les hauteurs de leur ville, ça leur déplaît », rapporte encore 20 Minutes citant le chef des RG (…). Selon lui, 75 % des 72.000 enfants scolarisés à l’école primaire sont étrangers. Résultat : les classes sont saturées, les enfants entrent à l’école à 6 ans au lieu de 3 en métropole, et les cours se déroulent soit le matin, soit l’après-midi ». « Même si la situation semble être revenue à la normale, constate le quotidien, les forces de l’ordre n’excluent pas une nouvelle crise. Voire des expéditions punitives de Mahorais, qui iraient incendier les bidonvilles en représailles sanglantes ».
« Représailles » que l’on a vues à l’œuvre ces derniers jours en Afrique du Sud où des milliers d’immigrés zimbabwéens ont du être déplacés à la suite des violences qui ont débuté dans l’ancien ghetto noir d’Alexandra le 11 mai avant de s’étendre à d’autres quartiers pauvres de la ville ; émeutes qui ont fait 22 morts selon un premier bilan rendu public mardi par la police. Une immigration sauvage zimbabwéenne qui a fui le chaos social et économique généré par le tyran Mugabe, mais à laquelle la population noire, notamment la plus défavorisée, attribue la hausse constante de la criminalité et du chômage dans les années qui ont suivi l’abolition de l’apartheid…
Posted: mai 23rd, 2008 under Articles, Général.
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