Main menu:

Rechercher dans le site

Catégories

mai 2008
L Ma Me J V S D
« avr   juin »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archives

Après les Poilus, la République célèbre les chevelus

images6.jpegDepuis quelques temps, la déferlante soixante-huitarde submerge la France: tout le monde est prié de s’esbaudir devant une rébellion de carton pâte, de philosopher sur l’encanaillement printanier d’étudiants acnéiques et pourquoi pas de décerner à leurs auteurs, aujourd’hui grisonnants, une croix de guerre en récompense de faits d’armes d’opérette.

Impossible toutefois de dresser des monuments aux morts, aucun des héros de la « révolution », fils à papa d’une société qui s’ennuyait, n’y a trouvé la mort. Ceux qui ont résisté aux effluves du fumier du Larzac ou des fumées de Katmandou, n’ont pas résisté à celles du cigare. Gras, embourgeoisés et moralisateurs, ils se sont empressés de récupérer les fauteuils d’un pouvoir qu’ils prétendaient mépriser.

Même le bilan matériel d’un mois d’« événements » est à l’image du reste. Comparée à la moindre émeute de cité actuelle, son indigence fait figure de farce: moins de 300 voitures brûlées, neuf commissariats saccagés, moins de 2000 blessés, en bref, une non information dans la France d’aujourd’hui, une situation quotidienne dans le pays de Sarkozy. Un bilan qui, aux yeux des gamins de huit ans de cité, fait passer les dépaveurs parisiens de 68 pour des « bouffons de leur mère !». Plus que jamais, la grande borne représente !

Libertaires-libertariens : les grandes retrouvailles

Quant à la grande révolution morale, professée par des maoïstes aujourd’hui reconvertis dans le droitdelhommisme alimentaire et conduite par certains leaders zélateurs de la pédophilie, elle a, au nom d’une liberté totalitaire, ruiné tout esprit altruiste et généralisé un individualisme prédateur. Quarante ans après, tout ce beau monde se retrouve empâté dans un consumérisme éhonté, supplétif du capitalisme mondial, à collaborer à l’avènement d’un grand marché globalisé. C’était bien la peine de jouer les Che Guevara en pataugas et cheveux gras.

Un seul crédo : profiter et vivre du travail des autres

Mais surtout, cette génération d’enfants gâtés qui aura vécu du labeur d’après guerre de leurs parents, abandonne à ses enfants une France ruinée et occupée. La dette publique de 2000 milliards d’euros qu’elle laisse en héritage avant de profiter d’une retraite encore confortable, aura servi à payer des années de conservatisme et d’improductivité. L’anémie des courbes démographiques de ces quarante foireuses traduit, avec l’affaissement de la puissance française, un égoïsme revendiqué par une génération épouvantée par les contraintes de la paternité. Les trente cinq heures auront été le couronnement coûteux et théorisé de cette fainéantise militante. Encore aujourd’hui, les derniers survivants s’accrochent au pouvoir en laissant aux jeunes les stages parkings et les petits boulots. Finalement, cette classe d’âge malfaisante aura vécu à crédit sans chercher à développer, sans réformer, sans réduire les dépenses publiques, sans se restreindre, en ouvrant toute grandes les portes pour faire travailler à sa place une main d’œuvre à bas prix venue d’ailleurs. De la planète entière, ils sont venus. Ils se sont installés.

Après les poilus, nos enfants devront-ils à, cause des chevelus, célébrer les barbus ?

Olivier CARER

Ecrivez un commentaire