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Ça fait beaucoup ?

images3.jpegLe député PS André Vallini a estimé ce mercredi que le Ministre de la Justice Rachida Dati donnait l’impression de ne « pas être intéressée » par son poste, pointant sa « frivolité insoutenable », et l’accusant d’entrer dans les prisons « comme on monte les marches du festival de Cannes », et ce n’est pas Jack Lang qui le contredira… « Depuis un an, elle a fait la preuve qu’elle n’était pas vraiment à la hauteur de la fonction qui lui a été confiée », a assuré M. Vallini.

Un avis partagé semble-t-il par son « amie » Rama Yade qui dénonce, rapporte le Nouvel Observateur, son goût un brin frénétique pour les paillettes et les jolies robes…

Reste que Mme. Dati, un des chouchous de Nicolas Sarkozy, ne semble pas concernée par la remontée de bretelles assez sévère qu’aurait administrée cette semaine le Président de la République à ses ministres, les invitant à communiquer avec plus de professionnalisme et à arrêter les cafouillages.

À l’heure où les Français sont étranglés chaque jour un peu plus par l’Etat, Mme Dati multiplie les réceptions au point d’avoir, en un trimestre, déjà explosé son budget 2008, dépensant par ailleurs 300.000 euros en frais de représentation, contre 200.000 « seulement » pour ses collègues. La belle Rachida, aux compétences pour le moins incertaines, fait preuve en outre d’un caractère particulièrement « agréable » puisque, après Gaël Tchakaloff, chargée de la communication du Ministre de la Justice et François Guéant (fils de Claude, secrétaire général de l’Elysée), un nouveau membre du cabinet de Mme Dati vient de claquer la porte, en la personne du Conseiller diplomatique Pierre Boussaroque. Soit la onzième démission en moins d’un an…

Dati, le contrat de confiance…

Comme dit le proverbe, on ne choisit pas sa famille, mais le cursus de certains frères de Rachida Dati fait un peu désordre pour un Garde des Sceaux.

Le 21 août, Jamal Dati avait été condamné à 12 mois de prison ferme par la Cour d’Appel de Nancy, notamment pour « cession, transport, usage et importation de stupéfiants ». Si Jamal Dati avait déjà écopé en 2001 de trois ans d’emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic d’héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Jamal a bénéficié finalement d’un régime de semi-liberté dans le cadre d’un aménagement de sa peine.

À l’instar d’ailleurs d’un autre frère du Ministre de la Justice, le multirécidiviste Omar Dati, 35 ans, de nouveau condamné en décembre à huit mois de prison ferme dans une affaire de stupéfiants, mais qui a été placé sous surveillance électronique, au motif que l’état de santé de sa fille nécessite sa présence…

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