Député européen, Conseiller municipal et communautaire

À l’occasion du vote du budget 2007, certains élus, dont nous, se sont émus de la participation de la ville dans le fonctionnement de Canal C : 180 000 € sur 256 300 €, soit 70 %, sans compter les apports en nature (mise à disposition de locaux, travaux, entretien, fournitures et divers…). On notera d’ailleurs que 194 800 € couvrent uniquement les salaires (la bonne affaire !).
Ce 1,2 million de francs annuel (soit plus de 2 milliards de centimes depuis sa création) est évidemment payé par les seuls contribuables clusiens, ce qui est normal, après tout, puisqu’il s’agit de Canal Cluses. Mais ce serait surtout normal si tous les clusiens pouvaient capter Canal C, et si tous avaient un égal accès d’expression sur Canal C. C’est là que le bât blesse !
Chacun (de ceux qui peuvent regarder cette chaîne) peut constater que de nombreuses émissions concernent des communes ou des sujets qui n’ont rien à voir avec la vie clusienne. Quelle est la participation des bénéficiaires de ces reportages dans le budget de Canal C ? Mais il est probable que Megève, entre autres, doit bien accueillir les responsables de Canal C, et, après tout, c’est un peu d’air frais dans notre pauvre poste TV clusien. Alors soit, passons !
Reste l’égal accès d’expression dans ce média local, puisque tous paient, y compris les 40 % d’électeurs qui nous ont fait confiance en 2001. À part les 3 minutes de libre expression dont disposent nos élus à l’issue de chaque Conseil municipal, soit 5 à 6 fois par an, soit au plus 18 minutes par an, quand pouvez-vous voir ou entendre les élus de Dominique Martin. Jamais ! Et pourtant nos sept élus sont présents quasiment à toutes les manifestations clusiennes. À croire que la caméra et son micro n’enregistrent pas. À moins que la rédaction nous élimine au montage, belle démonstration de démocratie participative avec l’argent des autres, et surtout de ceux que l’on veut bâillonner : 40 % de 180 000 €, ça fait 72 000 €.
Depuis sa création, nous demandons la participation à des débats contradictoires réguliers (chaque mois, chaque trimestre) sur la vie locale. C’est NIET, comme aux temps « merveilleux » des dictatures communistes. Mieux, le responsable de cette grande chaîne refuse même de nous serrer la main : CQFD !

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