Echos du Conseil municipal du 12 septembre 2006
L’ordre du jour du conseil municipal du 12 septembre dernier était plus que « léger », et la séance fut vite bâclée.
Le rendement fiscal de la ville de Cluses (c’est-à-dire l’impôt collecté) étant excellent et meilleur que prévu, comme chaque année, il s’agissait principalement pour la municipalité de repartir ces recettes supplémentaires pour payer de nouvelles dépenses. Dominique Martin s’est évidemment opposé à ces nouvelles dépenses en ne participant pas au vote, rappelant qu’il serait plus judicieux soit de diminuer l’impôt et ainsi donner un peu d’oxygène aux ménages clusiens, soit de rembourser la dette colossale de la ville qui se monte, rappelons-le, à 128 647 821,70 francs. Chacun le sait: les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain !
Un dossier a cependant attiré notre attention, car, une fois de plus, il montre comment notre argent public est géré. Il s’agit d’un marché complémentaire à la restructuration du gymnase du Lycée Charles Poncet. La note synthèse précise : « … en raison de l’impossibilité de livraison du bardage terre cuite dans les délais fixés lors de la consultation de base, le maître d’ouvrage a décidé de changer la nature du bardage par la mise en place de bardage acier et châssis vitré avec brise soleil, afin de permettre la poursuite du chantier. Cette modification entraîne la mise en place d’ossatures complémentaires sur la charpente métallique, qui en terme de responsabilité doit être assurée par le maître d’ouvrage ».
Ce marché complémentaire s’élève à la modique somme de 44 401,95 € HT à la charge du contribuable clusien. Et pourtant, à qui la faute ? C’est bien le maître d’ouvrage qui n’a pas su gérer ces approvisionnements, et l’architecte qui n’a pas su calculer la charge sur la charpente métallique. C’est donc à eux et à eux seuls de payer le surcoût ! Et non aux contribuables clusiens.
DES QUESTIONS SANS RÉPONSE
Bien que représentant près de 40% des électeurs clusiens, il nous est interdit d’abonder ou de modifier l’ordre du jour du conseil municipal (c’est ce qu’ils appellent la démocratie participative !). Le seul moyen que nous ayons d’aborder les questions qui gênent, parfois qui fâchent, c’est justement de déposer la veille du conseil au cabinet du Maire des questions orales par écrit (pourquoi faire simple !). Ces questions sont abordées en fin de conseil (quand tout le monde est pressé de rentrer !). S’il le souhaite, le Maire fait une réponse, souvent à côté de la question, mais en aucun cas un débat peut s’ouvrir. Le problème de fond n’est donc jamais abordé !
C’est la raison pour laquelle il nous a semblé judicieux de porter à la connaissance des clusiens les 3 questions que nous avons posées lors du dernier conseil.
Exposé des motifs :
Lors du Conseil municipal du 27 juin dernier, nous avions attiré l’attention sur l’insécurité qui persiste à Cluses, et émis des doutes quant à l’efficacité réelle des caméras de vidéo surveillance déjà installées. Cette remarque nous semblait légitime au vue des résultats obtenus (assez faible selon nous), et compte tenu surtout du coût de cet outil : 887 000 € en investissement (soit 5,8 millions de francs) et 120 000 € en fonctionnement chaque année (soit près de 800 000 francs).
À notre demande, vous avez accepté d’organiser une visite du centre opérationnel de vidéo surveillance, et admis, comme nous vous le proposions, d’équiper le parking Claude Anthoine et le secteur de la gare. Cela nous a amenés, malgré nos doutes, à voter l’avenant n°4 à la convention de mandat 2002 relatif à l’extension du réseau par 5 ou 6 caméras.
Mais le 5 août dernier, Jean-Paul Frison-Roche, conseiller municipal de la ville de Scionzier, a été victime d’une tentative de meurtre vers 6 heures 30 aux Ewües, un secteur pourtant surveillé par caméra.
Le constat est malheureusement très inquiétant : non seulement la vidéo surveillance n’a pas permis de déclencher les secours, mais plus grave, elle n’a pas permis d’identifier ni les agresseurs ni leur véhicule.
En conséquence, l’on peut valablement penser que la vidéo surveillance ne sert à rien !
Questions :
Quand allons-nous pouvoir visiter le centre opérationnel, et obtenir des réponses quant à son fonctionnement ?
Comment expliquer que l’agression dont a été victime M. Frison-Roche n’a pas été signalée par le centre de vidéo surveillance ?
Pourquoi un système si onéreux et si sophistiqué n’est pas en mesure de permettre l’identification des délinquants ?
Posted: septembre 12th, 2006 under Echos du conseil municipal, Général.
Comments: 1
Commentaires
Comment de
Catherine
Heure :
mars 3, 2008 ,
6:42
Ce que vous nous apprenez au sujet de M. Frison-Roche est terrifiant. Effectivement, à quoi servent la vidéo surveillance ? J’avais déjà un doute quant à son efficacité, mais maintenant j’ai une certitude. C’est très grave !!!
Quant à l’organisation du Conseil municipal, je ne me doutais pas que c’était à ce point si mal organisé.
Le problème de la la vidéo surveillance me fait penser au questionnaire que vous nous avez adresser cet automne, et j’en profite pour vous remercier de l’avoir fait. En effet, je pense que les Clusiens sont les mieux placés pour donner leur avis sur Cluses.
Ecrivez un commentaire