Echos du Conseil municipal du 27 juin 2006
l’ordre du jour du dernier conseil municipal du 27 juin n’avait rien d’exceptionnel : quelques échanges ou cessions foncières, quelques travaux de voirie, quelques avenants (auxquels nous nous sommes opposés) par lesquels la ville se dépossède un peu plus, comme l’eau ou le chauffage des Ëwues, au profit de sociétés privées (la SAUR et la société DALKIA) qui ainsi gagnent encore plus d’argent sur notre dos.
Une cession nous a cependant particulièrement choqué, celle d’un terrain acquis 112 647 € par la ville, mais cédé pour l’euro symbolique à la Société HALPADES afin d’y réaliser des logements P.L.A.I (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) « pour permettre le logement de familles nécessitant de grands logements ». Cette société d’HLM a pourtant des moyens considérables, alors pourquoi lui faire cadeau de ce terrain ? Et quelles sont donc ces familles qu’il faut aider à s’intégrer en leur attribuant de grands logements à moindres frais ?
Nous avons également rejeté l’octroi d’une subvention exceptionnelle (!) de 4000€ au Club Nautique des Scouts « en remboursement des frais de transport pendant la durée de fermeture de Centre nautique. En effet, les diverses associations sportives des scouts sont celles qui profitent le plus du budget de l’OMSL, sans compter les énormes recettes réalisées (près du million d’euros) à l’occasion des week-ends de la Saint-Martin. Mais il est vrai que son Président, Pierre Devant, est aussi maire adjoint et Conseiller général du canton.
Nous avons refusé aussi l’augmentation de 1,5% à 2% des tarifs des activités périscolaires et extrascolaires pour l’année scolaire 2006/2007. Il nous semble scandaleux, en ces temps difficiles pour les familles, d’alourdir encore plus la charge liée à l’éducation des enfants.
Le gros morceau de ce conseil, c’était l’approbation des comptes administratifs et des comptes de gestion des budgets 2005. Et comme chaque année, nous avons pu assister à l’habituel exercice d’autosatisfaction nous démontrant que Cluses était dans la belle moyenne des villes de 10 000 à 20 000 habitants. Et oui, Monsieur le Maire de Cluses, ville de haute technologie, ville mécatronique, tremplin vers l’évasion… se contente d’être dans la moyenne. Mais chacun sait que cette moyenne, comme celle du baccalauréat, diminue d’année en année pour approcher toujours plus de la médiocrité. Un grand bravo, donc, à Jean-Claude Léger qui gère les comptes de la ville comme l’éducation dite nationale gère nos enfants, pour en faire de futurs chômeurs. Une autre bonne nouvelle, selon la municipalité, la ville, donc les clusiens, n’est plus endettée que de 19 612 233,99€, soit 128 647 821,70 francs !
DES QUESTIONS SANS RÉPONSES
Bien que représentant près de 40% des électeurs clusiens, il nous est interdit d’abonder ou de modifier l’ordre du jour du conseil municipal (c’est ce qu’ils appellent la démocratie participative !). Le seul moyen que nous ayons d’aborder les questions qui gênent, parfois qui fâchent, c’est justement de déposer la veille du conseil au cabinet du Maire des questions orales par écrit (pourquoi faire simple !). Ces questions sont abordées en fin de conseil (quand tout le monde est pressé de rentrer !). S’il le souhaite, le Maire fait une réponse, souvent à côté de la question, mais en aucun cas un débat peut s’ouvrir. Le problème de fond n’est donc jamais abordé !
C’est la raison pour laquelle il nous a semblé judicieux de porter à la connaissance des clusiens 3 des 6 questions que nous avons posées lors du dernier conseil.
Question une : exposé des motifs
Lors des élections législatives de 1997, puis de 2002, j’avais prévenu que la Vallée de l’Arve serait une friche industrielle d’ici 10 ans. Nos élus installés ont ri, disant que je criais au loup ! Pourtant, il n’était pas besoin d’être grand clerc à l’époque pour comprendre que, là comme ailleurs, la mondialisation aurait ses effets néfastes : coûts salariaux non compétitifs, résultats en baisse, délocalisation ou fermeture, perte d’emploi, chômage.
Malgré l’optimisme aveugle de nos responsables politiques locaux qui continuent de nier l’évidence, voilà que ça arrive : Briffaz, HPF Sécurité, Revidec, Bouverat, Caux, Lisi automotive, Aemf, Bouverat centre, Bontaz, CCN, HPF, Hilite, Autocam, Cartier… soit délocalisent, soit licencient, soit ferment. Nous payons collectivement aujourd’hui leur aveuglement.
Le 16 mai dernier les salariés de CARTIER Technologies manifestaient à raison dans les rues de Cluses, puisque leur direction soutenue par ses actionnaires veut poursuivre les délocalisations, principalement au Maroc, veut supprimer 144 emplois et fermer le site de Marignier.
Question :
Quelles mesures d’accompagnement ont été prises par la municipalité en faveur des salariés de CARTIER Technologies : plan social, reconversion, formations, etc… ?
Question deux : exposé des motifs
À Cluses comme ailleurs en France, l’insécurité n’en finit pas de progresser. Pas l’insécurité habituelle (vol de vélos, de mobylettes, d’autoradios, effractions diverses et variées, etc…) qui semble diminuer, mais dont on sait que cette diminution est artificiellement obtenue par la non prise en compte des plaintes relatives à ces désormais « petits délits », mais la violence aux personnes qui a progressé de 16% en 2005.
Les Clusiens ne s’étonnent donc plus de ces voitures qui flambent quasiment chaque semaine, de ces commerces régulièrement visités, de ces scooters et vélos disparus… Il paraît que c’est dorénavant normal ! (surtout pour les personnes spoliées de leur bien !!)
Mais, malgré le silence assourdissant des média locaux, tout fini par se savoir. Comment ? Une vielle dame agressée à Messy ! Nos enfants rackettés à la sortie des collèges et lycées ! Encore une agression sexuelle sur mineur ! Une bagarre avec armes blanches de plus, quartier de la Gare !… Tout fini par se savoir. Encore plus fort : un règlement de compte dans la nuit du 7 juin aux Ëwues par des hommes cagoulés et armés de fusils à pompe.
En réaction, vous avez décidé d’équiper notre ville de dix caméras supplémentaires de vidéo surveillance.
Question :
Pouvez-vous nous préciser où seront installées ces nouvelles caméras, et ne serait-il pas judicieux d’en installer une aux abords de la gare, quartier dont chacun sait qu’il est le lieu de fréquentes bagarres et agressions de tout genre ?
Question trois : exposé des motifs :
On a appris que la société GRAND FRAIS allait ouvrir un point de vente de 1000 m2 à l’angle de l’avenue Georges Clemenceau et de l’avenue Paul Bechet à la place de l’ancien site SOMFY.
De fait cette implantation sera un quatrième pôle commercial qui va rompre l’équilibre déjà fragile des trois pôles existants, créant une nouvelle concurrence aux commerces alimentaires qui n’en ont pas besoin.
De plus cette implantation va générer une circulation supplémentaire (clients et livraisons) qui risque d’être dangereuse pour nos enfants à proximité du collège Geneviève Anthonioz De Gaulle, du LEP.VA Paul Bechet et du CFA Pierre Lacroix.
Question :
Pourquoi la commune n’a-t-elle pas fait usage de son droit de préemption sur cette vente afin de constituer une réserve foncière en vue d’une éventuelle extension du collège Geneviève Anthonioz De Gaulle qui jouxte ce tènement
Posted: juin 27th, 2006 under Echos du conseil municipal, Général.
Comments: 1
Commentaires
Comment de
Catherine
Heure :
mars 3, 2008 ,
6:59
Et bien, pour être franche j’ai eu du mal à lire cet article jusqu’au bout tellement il me fait peur, et je pèse mes mots.
LOGEMENT : Il y a deux ans, j’ai demandé un F2 à la place de mon F3, pour des raisons financières. Réponse : « Ca sera aussi cher, et de toutes façons vous avez déjà un logement social ». En gros « Tais-toi et pars ! » je pensais bêtement que mon F3 serait libre pour une autre famille et que la mutation était possible.
LES SCOUTS : Je préfère ne rien dire car je sens que je ne vais pas être très gentille vis à vis d’ eux.
LES ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES ET EXTRA SCOLAIRES : Ca va devenir un luxe d’aller à l’école à Cluses, comme au début du siècle dernier. Ferait-on marche arrière ?
ENDETTEMENT : Rien que de lire les chiffres, qui prennent le moitié d’une ligne, j’ai le vertige. Je sais au moins où va mon argent !!!
LES EMPLOIS : pas de commentaire, vous avez tout dit.
LES DÉLITS / LA VIOLENCE : C’est malheureusement vrai que c’est quotidien et qu’on s’y habituerait presque. En tous cas, un nouveau délit ne nous étonne pas plus que ça.
SITE DU GRAND FRAIS : J’en reviens à ce que j’ai écris plus haut, à savoir que l’instruction à Cluses sera un luxe, chère et les écoles trop petite.
Une seule conclusion : HONTEUX M. LEGER
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